Des ailes et des plumes

14 mars 2011

Un polar qui donne à réfléchir

Chronique: L'homme de Kaboul de Cédric Bannel, éditions Robert Laffont

Un polar qui donne à réfléchir

La psychologie des personnages est très étudiée, les descriptions des lieux et des us et coutumes qui sont si éloignés des nôtres font voyager le lecteur. Le choc social et culturel, en particulier la pauvreté et le traitement de la femme Afghane, font réfléchir sur les privilèges que nous avons en Europe et aux Etats-Unis. L'intrigue tient le lecteur en haleine jusqu'au bout et il n'est pas possible de deviner qui fait danser les marionettes. En général j'aime les styles d'écriture plus raffinés mais l'intrigue est bien ficelée et l'Afghanistan de L'homme de Kaboul fascine et révolte à la fois. On a envie d'en savoir plus, qui trompe qui, qui commandite quoi, qui est un allié, qui est un ennemi, qui va mourir le dernier, la vérité pourra t elle éclater? Mais aussi des questions d'une toute autre nature : que puis-je faire de concret pour aider les femmes Afghanes qui sont oppressées, broyées, brisées? Comment guérir, en tant que communauté mondiale, de tous les maux infligés à nos frères et soeurs de l'Afghanistan? Cédric Bannel fait plus que servir un polar rhytmé, il nous donne matière à réflexion en tant que membre d'une humanité diversifiée, bonne et mauvaise, tour à tour solidaire, bienveillante, injuste et cruelle.

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04 janvier 2011

Après 3 ans d'absence, je fais le mur

Après 3 ans de silence et avoir fait pousser quelques bébés plutôt que des mots, la Jardinière revient dans la blogosphère. Aujourd'hui je fais le mur pour mettre ce blog à jour et ensemencer l'atelier d'écriture que j'avais laissé en jachère. Il y a quelques mois, j'ai commencé à travailler sur une nouvelle philosophique et un sujet qui m'inspire beaucoup: les murs. Avez-vous remarqué combien d'expressions contiennent le mot "mur" ou la notion de mur? S'adresser à un mur, montrer une "façade"... Il ya aussi les murs historiques: le Mur de la Honte, la Grande Muraille de Chine, le Mur des Lamentations... Il y a les murs émotionels que nous dressons entre nous et les autres, les façades souriantes qui masquent la détresse. Il ya les "murs virtuels" tels ceux de Facebook sur lesquels quelqu'un que vous ne connaissez pas laisse des commentaires sur votre vie personnelle. (nous explorerons le sujet du "réseautage social" dans un autre message.) Je vous propose d'écrire un petit texte dans les commentaires de ce message, en utilisant des expressions "murales". Je vais travailler sur le mien. A bientôt!

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23 août 2007

Dur dur d'être un bébé

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Ce matin, Maman s'est encore rendormie sans faire attention à moi. J'en ai marre ! Tous les jours c'est pareil. Quand je la réveille vers 6h du matin, elle replonge dans le coma juste après la tétée. Rien à faire, j'ai tout essayé pour attirer son attention : des petits coups de poings dans ses yeux fermés, les coups de pieds, les griffures sur son nez, les cris et même les roucoulements n'y font rien. Pourtant, c'est pas ma faute à moi si elle est fatiguée. Après tout, je n'ai que 2 mois et demi, alors la nuit, j'ai faim, ma couche est sale, il faut nettoyer mon nez, me bercer pour m'aider à me rendormir... Mais à 6h00, je pète la feu ! Elle devrait être contente parce que je suis là à côté d'elle, tout prêt pour démarrer une nouvelle journée. Au lieu de ça, elle me dit "rendors toi !" et elle retombe dans les vapes. Vivement qu'elle fasse ses nuits, Maman, comme ça elle sera en forme pour répondre à mes sourires et mes gloussements du petit matin. C'est que je grandis,moi, mine de rien, et j'ai besoin d'attention. Maintenant, je sais dire 'arheu' et agreu' et j'arrive presque à me retourner sur le ventre. Est-ce que c'est trop demander que d'avoir un peu plus d'attention de sa part ? Ah oui, vraiment, c'est dur dur d'être un bébé !

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Réelle ou imaginaire, écrivez une histoire dont le héros est bébé.

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07 octobre 2006

Sous les pavés, le Sable Noir

Je vous rappelle que les écrivains Maud Tabachnik, Denis Bertin, Andrea H. Japp, Xavier Mauméjean, Bernard Pouy et François Rivière s’étaient prêtés eux aussi au jeu de Sable Noir en 2005 (éditions J’ai lu Policier). Leurs nouvelles ont été adaptées à l’écran par Harry Cleven, Xavier Gens, Doug Headline, Samuel Le Bihan, Olivier Mégaton et Eric Villette.

Prenez garde, la malédiction de Sable Noir pourrait bien s’abattre sur vous en lisant ce polar qui mêle rêve et télé-réalité… Bonne lecture ! Cliquez ici pour lire mon manuscrit plein_soleil

Il y a quelques jours, je vous donnais le nom de la gagnante du Concours Sable Noir organisé par Canal Jimmy (sujet : une malédiction s’abat chaque année sur un village isolé).

Voilà des nouvelles : je viens d'apprendre que mon manuscrit "Plein Soleil" a remporté le 3ème prix du concours !

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27 septembre 2006

Sable Noir

La grande gagnante du concours Sable Noir est Céline Desmichelis de Hyères avec sa nouvelle "Cauchemar". Vous pouvez la lire sur le site : http://www.jimmy.fr/jeux_concours/index_html

Je vous rappelle le sujet du concours :

"Sable Noir, c'est un village perdu au bout de la route. Un endroit paisible, lieu de vacances, de repos. Mais certains prétendent que chaque année, pendant une journée, le chaos et les forces du mal rôdent pour s'emparer des âmes égarées. C'est peut-être une légende, mais ce jour-là, pendant 24 heures, nul ne sort de chez lui. Personne n'ose tenter le diable de peur d'être maudit pour l'éternité. Alors attention, si vous passez outre, votre vie pourrait vite se transformer en véritable enfer ..."

Notre amie Printemps Tardif a participé au concours et vous pouvez lire sa nouvelle dans le fichier joint : Nouvelle_Le_diable_ne_dort_jamais

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18 août 2006

L'évacuation

Extrait du livre de Marguerite Damour "Le bonheur dans le malheur"
Sa mère, Alexandrine lui a raconté ses souvenirs et Marguerite les a couchés sur le papier. C'est  Alexandrine qui raconte. Cela se passe en 1940 : la famille, qui habite un hameau dans la Meuse, doit fuir car le maire a donné l'ordre d'évacuer. Ils suivent le mouvement et s'enfuient avec leurs 4 enfants et toute leur vie dans une carriole .

Nous faisions route vers Epinal. Sur le chemin, nous croisions des camions des commerçants de Verdun chargés de vêtements ou de couvertures. La ville d’Epinal était encerclée par les allemands. La vision qui s’offrit à nous me transperça le coeur. Nous vîmes de jeunes militaires français sortir des bois sous l’escorte des allemands. Il y avait une tristesse poignante dans leurs yeux, ils ne se faisaient pas d’illusions quant à leur sort. En passant près de nous, certains d’entre eux jetèrent des chaussures toutes neuves dans notre carriole. Nous apprécions cette générosité désespérée mais j’avais si peur des allemands que je me débarrassais des paires de chaussures.

Nous n’avions plus de nourriture. Seules nos réserves d’eau nous faisaient tenir le coup. Nous décidâmes d’aller dans le bois chercher quelques restes de nourritures des soldats ennemis. Nous trouvâmes des croûtons de pain que je gardais dans mes mains, tandis que Dominique et les garçons faisaient aussi leur provision. Nous n’eûmes pas le temps de nous rassasier car je réalisais tout à coup qu’un tank allemand s’avançait vers nous.

Sachant notre dernière heure arrivée, je pris les enfants en leur disant de se serrer contre moi pour leur dire adieu. Les allemands étaient deux. Ils descendirent de leur tank et l’un d’entre eux braqua son fusil mitrailleur sur la poitrine de Dominique. Pendant ce temps, l’autre procédait à une fouille minutieuse. Je serrais toujours les croûtons dans mes mains, je m’accrochais à ce pain, symbole de vie.

Celui qui fouillait Dominique me fit signe d’ouvrir mes mains. Je le fis péniblement car mes doigts étaient engourdis. A cet instant, nous étions plus morts que vifs. Nous savions que nous allions être abattus comme des chiens. Pourtant, rien de tel n’arriva. Soudain, un miracle se produisit. A la vue des croûtons de pain, le soldat que je redoutais me caressa la tête et caressa la tête des enfants. Il me fit comprendre que nous n’avions rien à craindre d’eux puis il s’adressa à l’autre soldat. Ce dernier s’en alla chercher une boule de pain, du fromage et du sucre. Il griffonna quelques mots sur une feuille en nous indiquant un endroit où se trouvait une cuisine allemande.

Dès qu’ils furent partis, je jetais le pain et le fromage de peur qu’ils soient empoisonnés. Encore sous le choc de cette rencontre, nous nous rendîmes à cette cuisine allemande mais je ne leur demandais que de l’eau pour boire. Nous n’avions qu’une idée dans la tête : fuir, fuir, fuir.

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12 juillet 2006

Le diktionnaire

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Le diktionnaire, c'est parti ! J'ai bien pris note de vos mots-valises et autres calembours ; j'ai bien mélangé et le résultat est visible dans les liens à droite ou à l'adresse :

http://lediktionnaire.canalblog.com

Merci à tous et à toutes de votre participation. Continuons à alimenter le Diktionnaire des mots impossibles. A bientôt !

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16 juin 2006

Les voyages de Marie

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Marie adore les voyages. D'ailleurs, elle vous a raconté ses dernières vacances. Faites-nous part de son fabuleux récit en employant les mots :
-italien
-légende
-colline

-quiche lorraine
-service d'immigration
-perpendiculaire
-cuvette

photo Nathanel Fedor

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30 mai 2006

Les aventures de Salomé

Je m'appelle Salomé, j'ai 35 ans. Je suis professeur de musique et je vis seule avec mon chat Berlioz. Mes copines Nicole et Clarisse essayent toujours de me caser avec des types bizarres. Mais moi, je leur réponds que je n'ai pas besoin d'un bonhomme pour bouleverser mes petites habitudes ! Pourtant, hier soir, il s'est passé quelque chose d'incroyable. Je venais juste de sortir de ma salle de cours, quand soudain...

...Qu'est-il arrivé à Salomé ? A-t-elle fait une rencontre inattendue ? Est-ce un coup monté par ses copines ? Qu'adviendra-t-il du chat Berlioz ? A vous d'écrire la suite de cette aventure !

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08 mai 2006

Polar express

beasrurprise"La détonation retentit dans le train et au matin, un agent découvrit le corps ensanglanté d'un jeune homme qui gisait dans une cabine."

Vous êtes un détective privé engagé par le père de la victime. Vous apprenez que l'on a retrouvé près de la victime une guitare cassée et un sac à dos contenant un miroir.

Faites-nous part de votre enquête et de grâce, monsieur le détective, démasquez le, la ou les coupables !

Aide à l'écriture sur le polar : voir le rétrolien vers "des aides et des plumes"

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